Abidjan, capitale ivoirienne, esplanade du palais présidentiel, le 14 juillet en milieu de matinée. Tout de noir vêtu et portant un masque chirurgical, comme les règles sanitaires l’imposent, Alassane Ouattara, le chef de l’État s’est présenté comme perdu dans ses pensées, tiraillé entre le chagrin de perdre un proche et un successeur.

Malgré près de trois décennies de combat politique au cours desquelles il affronta bien des tempêtes, dont une guerre civile qui fit plus de 3 000 morts, jeune Afrique estime qu’Alassane Ouattara est aujourd’hui confronté à l’une des séquences les plus pénibles de sa carrière. Son fidèle compagnon, son fils spirituel, celui en qui il avait une confiance aveugle, s’est éteint le 8 juillet.

Le cœur du « Lion », fragile au point de lui valoir une transplantation cardiaque en 2012 et deux mois de convalescence en France cette année, en mai et juin, après un infarctus, a lâché.

Amadou Gon Coulibaly, celui qui a cheminé trente ans durant dans l’ombre de son mentor sans une seule anicroche, celui qui souffrait de devoir prendre la lumière pour être président à sa place et qui ne vivait que pour servir son chef, n’est plus. Il laisse autour de ce dernier un vide immense. Plus de Premier ministre, plus de dauphin, plus de confident, plus de « fils ».

Le sort s’acharne : au même moment, le vice-président Daniel Kablan Duncan, autre proche parmi les proches et vieux compagnon de route, contraint Ouattara à rendre publique sa démission, remise fin février.

Ce n’est pas une foucade décidée un soir de déprime : Kablan avait déjà envoyé une première lettre de démission en… juin 2018. C’est désormais un secret de polichinelle, Kablan nourrissait des ambitions présidentielles, qui se sont heurtées au choix d’Amadou Gon CCoulibaly. Même s’’il n’a pas encore annoncé officiellement son intention, Alassane Ouattara est désormais pressenti pour être candidat à sa propre succession.

Alhassane Dramane OUATTARA, souvent désigné « ADO » est né le 1er janvier 1942 à Dimkoro. Il est le président de la cote d’ivoire depuis le 6 mai 2011.

 source Jeune Afrique.

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