La situation sociopolitique au Mali est une urgence dans la sous-région ouest-africaine. Le sommet extraordinaire de la CEDEAO, organisé ce lund

Le président Ibrahim Boubacar Keita apparait comme le symbole de l’échec pour de nombreux maliens conduit par l’imminent Imam Dicko figure de la contestation qui réclame son départ.

Une mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest était dépêchée ces dernières semaines au Mali pour aider à trouver une solution à la grave crise politique.

Des experts de la mission ont abordé notamment la question liée aux élections afin de régler le sujet des députés recalés par la Cour constitutionnelle.

Ce lundi les chefs d’Etat de la CEDEAO ont exprimé une nouvelle fois leur inquiétude sur ce qui se passe au Mali. Il exige le retour au calme.

Lors du sommet en visioconférence, Alpha Condé a exprimé son soutien à son ami IBK. Le chef de l’Etat guinéen affirme qu’en défendant le Mali, lui et ses homologues défendent leurs propres pays. Car soutient le locataire de Sékhoutoureya si le terrorisme avance au Mali, tous les pays voisins sont menacés.

Dans les échanges, Alpha CONDE a invité aussi ses homologues à réaffirmer la légitimité d’IBK. Il propose que le président Malien garde son Premier Ministre et les postes qu’il qualifie de souveraineté : la défense, la sécurité et les finances. Au même moment le président guinéen recommande au peuple malien de faire la proposition d’un gouvernement d’union nationale qui reflètera toutes les tendances.

Les chefs d’État de la CEDEAO ont longuement discuté pour trouver des solutions durables à la crise malienne. Ils se sont entendus sur un plan de sortie de crise qui prévoit notamment le maintien au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Les 31 députés dont l’élection est contestée, y compris le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné doivent démissionner. Le sommet demande également la « recomposition rapide de la Cour constitutionnelle » et la « mise en place rapide d’un gouvernement d’union nationale avec la participation de l’opposition et de la société civile». Les 15 chefs d’Etat ouest-africains encouragent en particulier le Mouvement du 5-juin à participer à cet exécutif « dans un esprit de patriotisme » apporte nos confrères d’RFI.

L’organisation régionale menace de sanctionner les opposants à son plan de sortie de crise. Mais l’opposition trouve ce plan loin de ces attentes. Elle rejette les résolutions de l’organisation et prévoit de nouvelles manifestations.

YACINE DIALLO.

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