Contrairement à ce que beaucoup de gens prétendent, à notre sens il n’y a pas eu un coup de force au Mali. C’est plutôt l’armée qui a pris ses responsabilités. Tout le monde sait le président Ibrahim Boubacar Keïta était fortement contesté, voire décrié depuis quelques mois. Plusieurs manifestations conduites par l’imam Dicko ont exigé le départ du président malien.

Malheureusement ce dernier a fait la sourde oreille malgré l’insistance de son peuple. Et la CEDEAO à travers son syndicat de chef D’Etat a voulu coûte que coûte sauver la tête de son partenaire logé à koulouba pour éviter l’effet domino ou le spectre de contagion.

Ce qui se passe au Mali nous prouve à suffisance que ce n’est pas l’extérieur qui doit régler les défaillances de nos dirigeants. Cela interpelle tous les présidents africains qui gouvernent par la corruption, le népotisme , les élections truquées et l’inefficacité dans la gestion des affaires publiques. L’Afrique notamment sa jeunesse est en train de comprendre que les solutions aux problèmes du continent se trouvent ici à l’intérieur de nos États entre nos mains et non ailleurs. Les militaires ont entendu juste le cri de leur peuple et ont décidé d’abréger les souffrances des maliens. Car la crise se dirigeait tout droit vers l’enlisement.

Ces mutins ont agi en douceur sans effusion de sang Parce-que tous y compris certains de ses proches sont consentants ouvertement ou tacitement sur le départ d’IBK. Espérons que cette action va ramener la paix au Mali. Pour terminer sachez qu’en tant qu’acteur politique démocrate et républicain nous sommes farouchement opposés à toute prise de pouvoir par des voies anticonstitutionnelles. Comme le dit Alpha Blondy  » la voie des urnes plutôt que la voies des armes « .

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Ibrahima M’bemba Bah, Directeur Adjoint de la communication du Bloc Libéral

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