Le collectif des victimes de Kaporo-rails, kipé 2 et Dimesse vient d’adresser une correspondance à certaines institutions nationales et infernales pour alerter ces dernières sur un plan qui a été établi sur le site par le ministère de l’aménagement de la ville et du territoire. Un plan qui montre clairement la volonté de certaines entreprises d’occuper le site.

Apparemment, le collectif des victimes de Kaporo-rails, kipé 2 et Dimesse n’est pas prêt à lâcher prise contre le gouvernement d’Alpha Condé depuis qu’ils ont été déguerpis. Ce samedi 15 août 2020, devant les journalistes à la maison de la presse, les membres du collectif ont réaffirmé leur engagement de poursuivre leur combat jusqu’à ce qu’ils soient rétablis dans leur droit disent-ils.

Depuis un certains temps, ils ont constaté avec beaucoup d’indignation, la volonté des autorités de Conakry, d’octroyer les terres qu’ils se réclament toujours, à la société de téléphonie Orange, l’ambassade du Ghana en Guinée et voir même certains particuliers. C’est pour donc désapprouver cette démarche du gouvernement, que le collectif a décidé d’adresser une correspondance à la société de téléphonie Orange en question à l’ambassade du Ghana, Amnestie international, Human Rigths Watch, le FIDH et à leur avocat.
<< c’est qu’on ne comprend pas, ce qu’ils nous déguerpis sent et après ils vendent nos domaines à des particuliers>> a fustigé Mamadou Samba Sow, porte-parole du collectif.

Plus loin, le collectif des victimes de kaporo-rails et Dimesse dit avoir tous les documents légaux qui prouvent que les domaines sont les leurs. << Moi qui suis là, j’ai acheté mon domaine il y a plus de 20 ans. Nous avons ici les numéros d’arrêtés délivrés par les autorités d’alors. Nous avons par exemple l’arrêté N° 5077/MUHD/83 signé le 17 mai 1983 par le Ministre Elhadj Moussa Diakité.>>, a expliqué Elhadj Bachir Bah.

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Selon le collectif des victimes de kaporo-rails et Dimesse, En février 2019, le gouvernement guinéen a détruit 1.769 bâtiments dans les localités de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse. 1.203 familles et 19.219 personnes ont été jetées dans la rue.

Abdourahmane Bah

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