Dr Dansa Kourouma, président du CNOSG

Dans un entretien exclusif accordé à votre quotidien en ligne laminute224.com, l président du CNOSG, conseil national des organisations de la société civile guinéenne réagit à l’annonce du parti au pouvoir par rapport à la candidature du président Alpha Condé. Docteur Dansa Kourouma n’est pas surpris. Cependant il affirme que la Guinée et la sous région est sur une pente glissante. Lisez l’entretien !

Bonjour Docteur Dansa Kourouma !

Bonjour monsieur !

Le parti au pouvoir annonce à travers une déclaration lue sur la télévision nationale que le président Alpha Condé a répondu favorablement à la demande de ses partisans de rempiler pour un nouveau mandat à la tête du pays. Quelle est votre réaction ?

Moi, en ce qui me concerne, je ne suis pas surpris quand on suit l’évolution de la situation. En réalité, tous ceux qui soutiennent la candidature du président, qu’ils soient du parti ou des mouvements de soutien, sont des guinéens. Ils assumeront l’entière responsabilité des actes qu’ils vont poser. En réalité, la pente qu’on est entrain de franchir est une pente très délicate pour la Guinée mais aussi pour d’autres pays de la sous-région. Ce sont les fondements de la limitation des mandats qui sont entrain d’être remis en cause. Mais en réalité, nous sommes attachés à un principe. Celui de l’exercice de la souveraineté par le peuple de Guinée.

L’élection présidentielle est prévue dans pratiquement deux mois. L’opposition doute des conditions de transparence de la tenue du scrutin en toile de fond le fichier électoral qui est décrié par les opposants.  Qu’en pensez-vous ?

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Les élections doivent permettre de garantir une alternance démocratique par la sincérité du fichier, par l’impartialité de la commission électorale et par l’équité du processus. Il faut les moyens légaux, les moyens matériels soient réunis pour que les guinéens puisent départager les différents compétiteurs qui participent à la course.

Mais est ce que la candidature du président Alpha Condé favorise un climat de transparence de cette élection ?

Aujourd’hui s’apitoyer autour de la candidature du président de la république est un manque de perspective. Aujourd’hui, la vraie perspective, c’est comment garantir la sincérité du scrutin pour que les guinéens puissent se prononcer en toute liberté. S’ils sont oui ou non en faveur de la poursuite du pouvoir par le président Alpha Condé. Ce pouvoir revient au peuple de Guinée. Aucun parti politique ne doit se substituer au choix du peuple…

Et le troisième élément d’appréciation que j’ai, en réalité, il faut garantir les conditions d’exercice de l’opposition. Bâillonner l’opposition, interpeler les membres de l’opposition ou les mouvements d’opposition, c’est la pire forme de violation des principes démocratiques qui puissent exister. Ça dépasse même la question des droits de l’homme. Donc, il faut laisser une compétition équitable pour que le dernier choix revienne au peuple de Guinée.

Merci beaucoup Docteur Dansa Kourouma d’avoir répondu à nos questions !

C’est moi qui vous remercie !

Entretien réalisé par Amadou Oury Toulel BALDE   

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