Ibrahima M'Bemba Bah

Nous sommes tous fiers de l’indépendance de notre pays acquise d’âpres luttes le 02 octobre 1958. Et de surcroît fiers d’avoir été le premier pays d’Afrique francophone a accédé au concert des nations souveraines ; après avoir dit NON haut et fort à la France du Général De gaulle. Cependant qu’avons-nous fait de cette indépendance ? Quel autre aspect positif de ces 62 ans d’histoire pouvons-nous brandir à la face du monde pour manifester davantage notre fierté ? En clair, hormis le fameux non de 1958 de quoi la Guinée peut- elle s’en orgueillir aux yeux de ses pairs africains ? À chacun de répondre objectivement à ces différentes interrogations. Toutefois il y a des réalités qui méritent d’être exposées afin de pouvoir rectifier les manquements.

À vrai dire la libération nationale a été suivie par 62 ans de terreur, de violences, et de tensions communautaires. Oui le navire Guinée a tangué et continue de vaciller entre les vagues de turbulences politiques, d’impunité permanente, de manipulations ethniques, de divisions régionales, de mensonges, de tromperies, de faillite économique et surtout de misère sociale. Occasionnant ainsi le massacre injuste, insensé et inutile d’âmes innocentes appelées maladroitement martyres de la République. Les secousses de ces vagues sont tellement fortes qu’à chaque mouvement nous redoutons tous un proche naufrage.

 Pire, si jadis la Guinée était un scandale géologique, aujourd’hui elle demeure une catastrophe écologique. Par l’effet de l’exploitation brute et brutale des ressources minières qui violente l’environnement entraînant ainsi le tarissement des cours d’eaux, la disparition du couvert végétale. Puis l’extinction des potentialités agronomiques.

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En dépit de tous ces éléments factuels qui freinent le progrès de l’Etat guinéen ; nous fondons l’espoir que la Guinée peut sortir de sa léthargie. C’est pourquoi la nouvelle génération, notre génération doit prendre conscience des responsabilités qui pèsent sur elle vis à vis de la nation. Car nos prédécesseurs ont échoué.

Et pour marquer l’aspiration profonde du peuple de Guinée et particulièrement nous jeunes patriotes de voir notre pays renouer avec les rails du développement. Nous avons jugé nécessaire de ne pas seulement nous attarder sur les insuffisances accumulées. Mais de proposer des pistes de solutions pour éradiquer les souffrances guinéennes. En voici quatre (4) articulations pouvant servir de redressement efficace et durable.

  1. réformer l’organisation politique du pays. C’est à dire : – réfléchir et expérimenter le fédéralisme à la place d’un Etat unitaire. Ce régime reposera sur quatre Etats (4) bâtis à partir des régions naturelles qui disposeront de larges pouvoirs politiques et économiques. – ou bien instituer un régime parlementaire dont l’exécutif sera dirigé par un premier ministre issu du parti majoritaire au parlement. Pour constituer un gouvernement ce parti doit disposer des 2/3 des sièges à l’assemblée. À défaut une coalition à partir des alliances pourra également le faire. C’est deux formes de gouvernement réduiront les enjeux et les tensions existant dans la conquête du fauteuil présidentiel.

2- réinventer un nouveau type de citoyen actif et responsable à travers la mise en place d’un ambitieux programme d’instruction civique et une formation de qualité du primaire à l’université.

  • Faire du secteur agricole une priorité absolue pour l’émergence économique. Cela s’effectuera par les cultures extensives, l’encadrement des agriculteurs et la mécanisation du secteur. Le tout soutenu par une implantation d’un pôle industriel performant.
  • Rendre la culture et le sport ses lettres de promesses à l’image de ce qui se faisait dans le premier régime. Cette initiative se traduira par l’octroi d’un budget conséquent au ministère de tutelle. Avec la mise en place d’un fond spécial pour assurer l’éclosion et la promotion des jeunes talents dans tous les domaines : musique, théâtre, cinéma, littérature, athlétisme, arts martiaux etc.
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Enfin, cette modeste contribution s’inscrit dans le cadre de l’apport de la nouvelle génération à la construction de l’édifice national. Car l’idéal pour nous en tant que jeune ce n’est pas de nourrir l’espoir de devenir un jour des hommes et des femmes parfaits. Mais C’est la volonté d’être toujours meilleur qui doit animer et enthousiasmer chacun de nous.

   M’ bemba Ibrahim Bah un jeune – une conscience –    un idéal

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