Le Fleuve Milo à Kankan, République de Guinée

Ce fleuve qui longe la ville de Kankan avant de se jeter dans le Niger se retrouve en cette fin de la période hivernale dans une situation inquiétante.

Dûes à l’action anthropique, nous constatons tout au long du Milo, à travers la commune urbaine des dégradations très poussées suite aux jets d’ordures, l’extraction du sable, la fabrication des briques cuites ou encore la déforestation.

Rencontré à ce sujet par laminute224.com, le Capitaine Gnankoye Kpogomou, chef section préfectorale des eaux et forêts de Kankan s’est exprimé à ce sujet :

«De nos jours, notre environnement de façon générale est sérieusement menacé. En ce qui concerne le fleuve Milo, c’est dû en grande partie à l’action des populations qui sont analphabètes dans la majorité des cas, l’expansion démographique parce que le monde est entrain de croître sur la même superficie et les besoins sont sans cesse croissants.

Ce sont des causes humaines de façon générale, c’est suite aux actions anthropiques»

Répondant à la question de savoir quelles sont les actions entreprises par son service, le Capitaine Kpogomou affirme:

«En collaboration avec les ONG, institutions spécialisés et autorités locales, nous, en tant que service technique menons des campagnes de sensibilisation et procédons à la restauration de la flore. Cette année, nous avons lancé la campagne de reboisement là-bas et nous avons déployé une unité mobile de conservateurs de la nature tout au long du fleuve» a-t-il assuré.

Il a tenu également à alerter la population et les riverains sur la protection de l’environnement avant de rappeler que le Milo est un cadeau de Dieu que nous devons tous œuvrer à protéger :

«Ce n’est pas seulement nous en tant que service technique qui devons agir dans la protection de ce fleuve, il nous appartient à tous et nous sert tous.

Ce que j’ai à dire à la population et aux riverains est de préserver jalousement cette ressource. Il faut qu’on arrête d’abuser de ce fleuve sinon on risque de le perdre.

Le problème de l’environnement est un problème de société, c’est un problème entier. Donc on appelle à la conscience patriotique et civique des uns et des autres» souligne le chef section préfectorale des eaux et forêts

Si rien n’est fait avec l’évolution des faits à cette allure, la dégradation du Milo, l’un des symboles de la ville de Nabaya, cela pourrait aboutir à une conclusion douloureuse et synonyme de regret pour tous.

Abdoulaye Symbaly Camara, Kankan pour laminute224.com

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