L'ambassade des Etats Unis en Guinée

Dans un rapport publié ce Mardi 30 Mars, le département américain a accablé la Guinée. Dans ce rapport, les cas de violations des droits de l’homme enregistrés avant, pendant et après les différentes élections de 2019 à nos jours, notamment la liberté de participer au processus politique, torture et autres traitements inhumains et conditions des prisons et des centres de détention sont dénoncés.

Le rapport accable d’emblée l’Etat guinéen. Le document de 10 pages, composé de 7 sections souligne que des homicides arbitraires, des exécutions extrajudiciaires, la torture et les cas de traitements cruels, inhumains ou dégradants ou encore des arrestations ou détentions arbitraires perpétrées contre des citoyens ont été commis par ou au nom du gouvernement.

 Selon l’ONG World Prison Brief, en 2019, les autorités ont détenu 3 782 personnes dans des installations conçues pour 2 412 personnes. Toujours dans le même rapport   Human Rights Watch, indique qu’en octobre, les autorités ont arrêté environ 325 personnes après des violences post-élection. Amnesty International, une autre organisation de défenses de droit de l’homme, a fait état de « 400 arrestations arbitraires visant des opposants et des membres de la société civile après l’élection présidentielle ».

Dans le rapport il est mentionné que les avocats des détenus ont indiqué que les autorités avaient procédé à de nombreuses arrestations lors de perquisitions de maison la nuit dans des quartiers considérés comme des bastions de l’opposition. Puis il indique également que le gouvernement a annoncé que ces personnes avaient été arrêtées pour avoir participé à des violences post-élection.  

Le document révèle que de graves problèmes d’indépendance du pouvoir judiciaire sont constatés dans le pays. Des restrictions à la liberté d’expression et à la presse, y compris les menaces de violence,

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les arrestations injustifiées, la censure et l’existence de lois pénales sur la diffamation ont été signalé dans ce rapport.

Des actes graves de corruption y sont également mentionnés.  Il s’emble que le rapport a touché tous les aspects socioéconomiques. L’absence d’enquête et de responsabilisation à l’égard de la violence à l’égard des femmes et l’existence des pires formes de travail des enfants sont aussi dénoncé par le département américain, sur la Guinée.

Yacine DIALLO

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