Une arme de guerre (image d'illustration)

L’insécurité continue à prendre de l’ampleur sur la nationale Labé Conakry. Dans la nuit du vendredi 11 à samedi 12 décembre dernier un transporteur habitué de la nationale Labé Conakry a été victime d’une attaque à main armée à Youmbokouré dans sous-préfecture de Linsan. Les assaillants ont tiré à bout portant ôtant la vie à deux personnes et blessant gravement trois autres actuellement sous traitement. L’un des victimes était très connu dans la ville de Labé rapporte la correspondante de laminute224.com basée dans la préfecture.

C’est un véhicule 555 immatriculé 6557P en Provence de la capitale pour Labé, qui a été attaqué dans la sous-préfecture de Linsan.

Les assaillants ont tiré sur cinq personnes tuant un chauffeur qui faisait office de passagers et une autre dame. Maître Tanou Nadhel Diallo est le secrétaire administratif du syndicat des transports et mécanique générale de Labé explique :

« Nous avons le regret d’entendre jour pour jour tous ces tueries. On a un chauffeur qui a été abattus laba de sang-froid et une autre femme. Il y a trois personnes qui sont blessés ils prennent actuellement des soins. »

Les responsables syndicaux de Linsan ont pris les mesures nécessaires pour rapatrier les corps vers Labé. Ces dépouilles ont été restituées à leur famille comme l’indique maître Tanou Nadhel secrétaire administratif de la CNTG tout en déplorant le silence coupable des autorités.

« Nous avons envoyé une délégation pour les attendre à Timbôbhè car la femme est originaire de là-bas. Après il sont venus à Labé avec le corps du chauffeur lui qui est de Pilimini dans la préfecture de Koubia. Les autorités ne se sont impliquées donc c’est vraiment regrettable » déplore-t-il.

Le syndicaliste est revenu sur la crise à laquelle le secteur de transport est confronté. Les attaques nocturnes viennent comme un coup de grâce :

« Non vraiment c’est regrettable tout d’abord nous avons la rareté des clients. A cela s’ajoute l’état de la route. Si vous voyez qu’on nous attaque c’est à cause de l’état de cette route. Nous ne pouvons pas conduire convenablement. Nous souffrons énormément. Les attaques se multiplient de jour en jour. Sans oublier la pandémie de covid-19 qui a occasionné la fermeture des frontières »

Par ailleurs, les chauffeurs n’excluent pas de garer les taxis pour un moment pour protester contre les attaques dont ils sont victimes et ainsi attirer l’attention des autorités.

Aissatou Diallo Labé pour laminute224.com

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