Le 25 novembre de chaque année est la journée choisie pour l’élimination des violences faites aux femmes. Même si elle passe inaperçue, les violences faites aux femmes restent une réalité à Labé. Pour mieux cerner le problème, la rédaction de laminute224.Com a approché les acteurs du domaine à travers sa correspondante basée dans la préfecture.

De l’exploitation aux violences physiques et morales, Kadiatou Bailo Soumano de l’action sociale de la préfectorale de Labé dresse un bilan sombre des violences faites à la couche féminine.

« Les femmes subissent différentes sortes d’injustices telles que les violences conjugales, des violences morales, des cas de négligence, le mariage précoce et l’excision. Mais les plus récurrents sont les cas de viol ».

Toutes ces luttes menées ont permis d’obtenir des avancées. Mais le problème persiste toujours selon Kadiatou Diallo présidente de l’ONG agir pour le droit féminin (ADF):

 » Il y a eu beaucoup d’avancées mais le problème reste et demeure car généralement les victimes refusent parfois de dénoncer leurs bourreaux. Il y a aussi le poids de la culture certains parents intimident leurs enfants si elles sont victimes pour soit disant leur éviter la honte. L’ autre aspect c’est la lenteur des procédures judiciaires qui n’encourage pas les victimes à porter plainte » explique- t-elle.

Des solutions oui il y en a selon Sékou Cissoko poète et homme de culture qui énumère quelques pistes:

 » Il faut que les parents comprennent que que leurs filles ne sont pas des objets et leur laisser la possibilité de choisir. Ensuite les maris doivent prendre soin de leurs femmes et quant à l’autorité, il faut sanctionner les fautifs. C’est vrai qu’il y a des lois mais il faut les mettre en application »

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Les violences à l’égard des femmes et des filles constituent l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices. Selon les Nations-Unies, elles demeurent aussi les moins signalées en raison de la stigmatisation et le sentiment de honte qui l’entoure.

Aissatou DIALLO, Labé pour laminute224.com

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