Chambre régionale de commerce de Labé

La fermeture de la frontière guinéo-sénégalaise a impacté plusieurs couches socioéconomiques du pays. En plus des agriculteurs de la préfecture de Mali qui ont perdu leur culture de choux, les commerçants aussi ont subi d’énormes pertes. Une situation qui inquiète le président de la chambre régionale du commerce de Labé rapporte la correspondante de laminute224.com basée dans la région.

Après l’apparition du Mildiou en 2016, les agriculteurs de Mali se sont orientés dans la culture du choux qu’ils exportent vers le Sénégal nous disait le président de la chambre d’agriculture de cette préfecture.

Avec la fermeture de la frontière guinéo-sénégalaise, ces agriculteurs ont subi des pertes évaluées à plus de quatre milliards de nos francs. Interrogé sur la question, le président de la chambre régionale du commerce nous a signifié que les agriculteurs ne sont pas les seuls perdants de l’histoire.

« Personne ne s’attendait à la fermeture des frontières c’est pourquoi les gens ont embarqué leurs produits à exporter. Conséquence, de l’huile végétale a été perdue ainsi que du chou, de la mayonnaise, de la noix de cola et des boîtes de sardines tout cela en grande quantité » a expliqué Elhadj Amadou Daka Diallo.

Poursuivant, Elhadj Amadou Daka Diallo fait une géographie des pertes :

« Les exportateurs sont des pauvres gens. Si vous voyez qu’ils exportent c’est parce nous ne pouvons pas consommer toute la production. Beaucoup de colas ont été perdues du côté de Mali, de Koundara. Pour le cas de Mali, on les avait appelés pour leur permettre de récupérer leurs colas et essayer de les commercialiser ici pour ne pas tout perdre. Les aliments comme les boîtes de conserve ont été perdus à Koundara et à Mali c’est le chou qui a subi le plus de perte. »

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Après qu’elle ait été saisi par les victimes, la chambre régionale du commerce a remonté l’information à qui de droit.

« C’est l’État qui a fermé les frontières. En tant que citoyen, tu ne peux pas dire pourquoi il l’a fait. Tu ne peux non plus lui faire des injonctions. Comme nous sommes sous la tutelle de la chambre nationale, ce qui compte c’est de remonter l’information à la hiérarchie pour solliciter leur aide. Ils ont répondu favorablement donc nous attendons leur aide. »

Aissatou Diallo Labé pour laminute224.com

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