Autorisée puis interdite à nouveau, la marche prévue par l’Alliance nationale pour l’alternance démocratique a été largement suivie dans la cité de Karamoko. Néanmoins arrivés au point de chute, les leaders et leurs militants ont été dispersés par les forces de l’ordre a coup de gaz lacrymogène rapporte la correspondante de laminute224.com basée dans la préfecture.

Il était environs 11heures quand le cortège des marcheurs a quitté le rond-point Hoggo M’bourro pour le stade régional en passant par le marché central avant d’arriver au carrefour Bilal puis le quartier Daka pour enfin revenir au point de départ.
Dans leur tournée,l’on pouvait observer des motards qui occupaient la tête du cortège. Les piétons eux détenaient des photos des leaders détenus tels que Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Cherif Bah et bien d’autres. Mais aussi des banderoles où l’on pouvait lire des propos hostiles au pouvoir en place.

Arrivé au point de chute de la marche, un malentendu est survenu entre les leaders et leurs militants qui voulaient coûte que coûte continuer la marche vers le rond point de l’hôpital régional où était stationné un important dispositif de sécurité. Une chose que les responsables de l’UFDG et l’ANAD n’ont pas voulu.

Pour apaiser les tensions, Younoussa Baldé, responsable des jeunes de l’UFDG a tenté d’expliquer la situation à la foule.

« Si nous sommes sortis aujourd’hui c’est pour apporter notre soutien à nos proches incarcérés. Actuellement, les autorités ont déployé des policiers, des gendarmes et même des bérets rouges dans les différents carrefours afin de s’attaquer à nous et nous tuer. Mais nous allons pas leur donner cette occasion ».

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Le responsable des jeunes de l’UFDG n’avaient pas encore terminé son propos que des pick-ups de la gendarmerie sont arrivés sur les lieux dispersant ainsi la foule avec du gaz lacrymogène.
Plusieurs arrestations ont été enregistrées et des motos ont également été emportées par les forces de l’ordre.

Il faut également signaler que certains manifestants brandissaient le drapeau français dans la foule une façon pour montrer leur accord face au propos du président Emmanuel Macron.

Aissatou Diallo, Labé pour laminute224.com

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