Depuis le 18 octobre jour des élections présidentielles en Guinée, plusieurs secteurs d’activité tournent au ralenti. le secteur du transport inter-urbain ne fait pas exception. Dans la cité de Karamoko alpha mo Labé, les conducteurs de moto-taxi souffrent le martyre.

Plusieurs d’entre eux n’arrivent plus à joindre les deux bouts rapporte la correspondante de laminute224.com basée dans la préfecture.

Cela fait plusieurs semaines que les activités économiques du pays sont paralysées une situation qui n’est pas très favorable au secteur du transport notamment pour les conducteurs de moto-taxi.

Joint au téléphone, Diallo thierno Abdourahmane connu sous le nom de Thierno Pamel, responsable syndical des motos taxis à la CNTG, revient sur les difficultés rencontrées par ses pairs:

« Vous savez c’est quand le marché est ouvert que les gens font des courses et c’est quand ils font des courses que les conducteurs gagnent des passagers. Mais actuellement tous le monde reste à la maison c’est seulement les rares personnes qui circulent que nous transportons. Cela ne peut même pas nous aider à couvrir nos dépenses quotidiennes. En plus de cela nous courons des risques sur les routes entre services de sécurité et manifestants qui barricadent les routes. Actuellement c’est seulement au centre ville que nous travaillons car nous avons peur de nous éloigner. Nous devons manger à tous prix c’est pourquoi nous risquons nos vies  » a- t-il expliqué.

Rencontré sur son lieu de travail, Alhassane Sow conducteur de taxi moto indique que rien ne bouge en ces temps:

« Actuellement tout tourne au ralenti. Rien ne marche même nous on devait rester à la maison mais vu que nous n’avons pas de quoi nourrir nos familles, c’est pourquoi nous sommes là. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Parfois la clientèle se fait très rare. Tu peux venir le matin et rester presque toute la journée sans avoir de clients » a-t-il dit.

Poursuivant, le secrétaire général du syndicat des motos taxis demande à pairs d’être très prudent et réduire les heures habituelles de travail:
 » Je demande à tous les conducteurs d’être prudents et très vigilants car sur la route nous ne sommes plus en sécurité. Tu peux travailler pendant trois à cinq ans pour pouvoir t’acheter une moto et s’il arrive qu’on te l’arrache sur un coup de tête c’est pas facile à digérer. Je leur demande aussi de ne pas travailler la nuit encore moins de s’éloigner de la ville. Il faut préserver sa vie en ces temps.> Conclut Diallo Thierno Pamel.

Aissatou Diallo, Labé pour laminute224.com

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