Comme chaque année, en cette période l’eau se fait rare dans les robinets et la
quartiers de la commune urbaine de Labé sont confrontés à une pénurie d’eau potable en cette période de l’année. Même pour ceux qui sont abonnés à la SEG avoir de l’eau reste une corvée très difficile. Fatoumata Diaraye Diallo explique:

 » Pour avoir de l’eau il faut qu’on se lève à deux heures et trois heures du matin. Et cela quand c’est notre tour sinon nous sommes obligés de nous lever très tôt pour aller en chercher soit au puits soit au forage. Ce qui me met toujours en retard au travail. Je suis enseignante donc je dois cuisiner chaque matin avant de partir et avec le manque d’eau c’est pas du tout facile » se lamente- t-elle.

Pour sa part Adama hawa n’diaye habitante la du quartier Kouroula n’est pas abonné sa la société des eaux de Guinée :

« Chez nous, on n’a pas la SEG alors que notre quartier fait partie du centre ville. Ici il y a plusieurs secteurs qui n’ont pas la SEG donc même en saison des pluies nous sommes obligés d’aller chercher de l’eau dans les puits. Le plus grave c’est qu’on avait pas de forage. Mais par la grâce de Dieu une personne bonne intention nous en a doté d’un très récemment. Ce a contribué à diminuer les long fil d’attente dans les puits » a-t-elle dit.

Hassatou Diallo jeune élève, mariée et mère d’un enfant estime que cette époque de l’année est la plus difficile pour elle.

« C’est la période la plus difficile pour moi avec l’école et le manque d’eau c’est pas facile. Vous savez si c’est pendant la saison des pluies on peut facilement avoir de l’eau dans les puits . Mais actuellement nous sommes obligés d’aller au barrage manga-labe pour la lessive et pour le reste nous allons chez les voisins pour qui les puits n’ont pas encore tari. »

Plus loin dans le quartier Madina secteur Dianyabhé, les riverains vivent le même calvaire Rabiatou Sow est couturière:

 » Nous vivons ici sur un pente. Donc c’est pas facile même pour creuser un puits et pour les puits qui existe dès le début du mois de novembre l’eau commence à se faire rare. Moi par exemple je suis mère de cinq enfants donc je suis obligé de payer cinq cents GNF par bidon d’eau avec les jeunes qui sont dans le marché. Et la SEG n’arrivent même pas ici. Nous demandons aux autorités de penser à nous car nous souffrons énormément ici »

Aissatou Diallo Labé pour laminute224.com

Laisser un commentaire