Tout média qui incite à la violence, ou qui contribue à mettre en cause la quiétude sociale sort de son rôle. Le journalisme est comme un couteau à double tranchant
On peut s’en servir pour l’utilité individuelle ou collective ou l’utiliser également pour la destruction. C’est pourquoi dans plusieurs pays, des institutions même si elles peinent à assurer son rôle pleinement ont été fondées pour régulariser les organes de communications comme la Guinée qui est la Haute autorité de communication (HAC).

Précision. Ce n’est pas une leçon que je donne mais juste un rappel.
Il est à rappeler que le rôle du journaliste ou des organes de presse, c’est d’informer et sensibiliser et non le contraire. L’éthique et de la déontologie sont des outils importants pour exercer ce noble métier qui est le journalisme.

Mais faut-il préciser qu’un autre élément vient se rattacher à ces deux premiers pour compléter la valeur de ce métier. C’est le sens de responsabilité dans le travail. Car il arrive des moments que l’éthique et la déontologie qui régissent le fonctionnement du journalisme se confrontent à des limites capables de conduire le journaliste à utiliser le couteau dans l’autre sens, c’est-à-dire celui qui détruit.

C’est pourquoi, chaque journaliste doit faire recours à la notion de responsabilité quand le choix est difficile dans son exercice.
Pose toi la question, est-ce que c’est bon ce que je fais ?
Nous devons informer et non désinformer, nous devons sensibiliser et non radicaliser, nous devons assumer nos responsabilités et non les fuir. Quand le journaliste s’égare, il doit se rendre compte qu’il conduit avec lui des milliers voir des millions de personnes.

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L’information va plus vite qu’une balle et atteigne des millions en une fraction de seconde. L’histoire a enseigné à l’humanité que les dégâts causés par les plumes des journalistes sont comparables ou plus que des bombes chimiques qui peuvent ravager des zones entières et dont les séquelles s’étendront dans le temps et dans l’espace.
La vie est si fragile qu’une toile d’araignée. La quiétude sociale est semblable à la vie. On peut passer des années entrain de la construire. Mais il suffit juste quelques actions ou expressions pour la détruire facilement.
Quand on invoque l’exemple du Rwandais ou près d’un million de personnes ont été tuées pendant la guerre civile rwandaise du 6 avril au 4 juillet 1994, ça parait pour plusieurs personnes de simple rêve.

Et il faut noter que ces crimes ont été perpétrés en 100 jours seulement. Le génocide dans ce pays détient le triste record du génocide le plus rapide de l’histoire.
Ce qui vraiment déplorable dans cette guerre civile, c’est le manque de responsabilité des animateurs d’un organe de presse appelé Radio télévision libre des Mille Collines qui a favorisé le déclenchement de la guerre. Par ses émissions, la RTLM, cette station de radio rwandaise avait émis du 8 juillet 1993 au 31 juillet 1994 et a joué un rôle important durant le génocide au Rwanda.

Vu tout ce qui se passe dans mon pays (la Guinée), il était nécessaire pour moi d’écrire quelques mots pour vous dire mes chers confrères journalises et animateurs d’émissions de ne pas oublier l’impact de votre travail sur notre population. Nous sommes fragiles !

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Par Yacine DIALLO.

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