Moriba Délamou

Alors que le commerce est paralysé à N’zérékoré depuis les violences postélectorales. Face à cette paralysie des activités, le maire de la commune sort de ses gongs et exige l’ouverture des boutiques et magasins sans quoi il menace de sévir.

Moriba Delamou a menacé de déloger tous les commerçants qui n’ouvriraient pas leurs boutiques.  Mais ces derniers campent sur leur position. Il est hors de question pour eux d’ouvrir leurs commerces tant qu’ils ne se sentent pas en sécurité. 

«Depuis l’élection présidentielle du 18 octobre, les commerçants sont victimes d’incendies, de pillages, et de beaucoup de dégâts. Le lendemain de l’élection, il y a eu beaucoup de pillages au grand marché de N’zérékoré. Ce sont les forces de l’ordre qui encadrent les loubards pour venir piller nos magasins. On n’a pas de recours à faire. Maintenant, vu l’injustice, on a décidé de fermer d’abord jusqu’à ce qu’on se sente en sécurité avant d’ouvrir nos magasins. C’est pourquoi, on a fermé. Maintenant, on a vu le maire et son équipe venir mettre la croix sur nos magasins. On ne sait pas pourquoi», a expliqué Barry Alhassane, commerçant au grand marché de N’zérékoré.

Le maire de la commune urbaine de N’zérékoré qui a dépêché une délégation pour marquer les lieux de commerces fermés, menace de déloger tous ceux qui refuseraient d’ouvrir leurs boutiques.

« Depuis deux à trois jours, il nous arrive de constater que les commerçants de façon volontaire, ferment leurs boutiques. Je ne sais pour quel objectif. Parce qu’ils doivent au moins informer la marie ou la chambre de commerce ou l’administration du marché. C’est pourquoi, moi, maire, et mes vices maires, la chambre de commerce, l’administration du marché, les services de polices communales, nous nous sommes rendus au marché pour marquer toutes les tables qui étaient abandonnées (…). Toutes les boutiques fermées, nous avons marqué par une croix. Pourquoi ? C’est un avertissement qu’on leur lance. La commune, la chambre de commerce, c’est un ultimatum qu’on lance aux commerçants, qui délibérément, sans raison aucune, ont abandonné leurs tables et leurs magasins. Si jamais, nous repassons et que nous retrouvons que ces tables ne sont pas occupées, elles seront déguerpies. A leurs places, nous allons donner à ceux qui veulent faire le commerce. Parce qu’ils ne doivent pas faire croire aux gens que Nzérékoré est une ville fantôme », a martelé Moriba Albert Délamou.

Le maire de Matoto aussi, Mamadouba Tos Camara avait proféré des menaces similaires à l’endroit des commerçants du marché de Matoto à Conakry. Mais récemment, le maire de Matoto a exprimé sa satisfaction par rapport à ce qu’il appelle la collaboration des opérateurs économiques qui relèvent de sa juridiction.

AOB

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