C’est un devoir citoyen !

Apprenez et sauvez des vies…

Chacun d’entre nous peut être confronté, à n’importe quel moment et n’importe où, à un arrêt cardiaque.

Victime, proche d’une victime, témoin : le cours de notre vie en sera changé. L’arrêt cardiaque n’est pas forcément fatal.

Notre cœur peut repartir s’il est pris en charge à temps. Sa seule chance : la présence d’un témoin qui appelle les secours et effectue un massage cardiaque en attendant l’arrivée à l’hôpital.

COMMENT RECONNAÎTRE L’ARRÊT CARDIAQUE ?

La victime perd connaissance, tombe,

elle ne réagit pas quand on lui parle, quand on la stimule.

Sa respiration est inexistante (la poitrine ne se soulève pas) ou très irrégulière.

Y-a-t’il des signes avant-coureurs ? Oui,

lorsque la cause est un infarctus du myocarde, le sujet peut présenter une douleur thoracique prolongée pouvant s’étendre jusqu’aux bras, une sensation d’oppression, de serrement voire d’écrasement. En dehors de l’infarctus, l’arrêt cardiaque peut être précédé de palpitations ou d’un malaise général mais il peut aussi survenir brutalement.

5 MINUTES POUR AGIR : POURQUOI ? Lors d’un arrêt cardiaque , le cerveau souffre très rapidement : il n’est pas alimenté en oxygène car le sang ne circule plus. Au-delà de 5 minutes d’arrêt du coeur, si on ne fait rien, les lésions cérébrales sont irréversibles, puis c’est la mort assurée. Le massage cardiaque permet de relancer la circulation sanguine et donc l’oxygénation des cellules.

1 MINUTE GAGNÉE, C’EST 10 % DE CHANCE DE SURVIE EN PLUS !

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Un arrêt cardiaque peut survenir à domicile, dans un lieu public ou sur le lieu de travail. Vous serez peut-être seul à pouvoir intervenir : n’hésitez pas, osez, votre rôle est essentiel.

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Avant toute chose, placer la victime dans une zone sécurisée, pour elle comme pour vous.

3 GESTES POUR 1 VIE :

  1. Appelez le secours (si votre pays dispose d’un SAMU « le 115) pour donner l’alerte. Décrire ce qu’on a vu et l’état de la victime : elle est inconsciente, elle ne respire pas… Donner l’adresse précise du lieu où se trouve la victime. Dire ce qui a été fait ou ce qui est fait : « On l’a étendue, on a commencé le massage cardiaque »…

Si votre pays ne dispose pas de SAMU (comme la Guinée) , préparer l’acheminement vers les urgences les plus proches.

  1. MASSEZ LE CŒUR DE LA VICTIME et, si vous le pouvez, pratiquez le bouche-à-bouche en alternance.

Allonger la victime sur une surface dure. Se mettre à genoux contre la victime, sur le côté.

Positionner les mains l’une sur l’autre, au milieu du thorax, entre les deux seins, les bras bien tendus.

Appuyer de tout son poids, bien au-dessus : ce ne sont pas les bras ni les mains qui appuient mais tout le corps. Ce sont des pressions fortes : enfoncez vos mains de 3 à 4 cm dans la poitrine, et remontez bien les mains entre chaque pression pour faire circuler le sang.

Effectuer les pressions sur un rythme régulier, en comptant jusqu’à 30

enfoncez vos mains de 3 à 4 cm dans la poitrine, et remontez bien les mains entre chaque pression pour faire circuler le sang.

Effectuer les pressions sur un rythme régulier, en comptant jusqu’à 30. En alternance, on peut effectuer deux insufflations, ou bouche-à-bouche, toutes les 30 pressions. Reprendre ensuite le massage cardiaque : série de 30 pressions.

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NB: les insufflations ne sont pas obligatoire dans cette situation sanitaire de COVID19.

ENSEMBLE, FAISONS RECULER LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES.

Barry Ibrahima Sory (Médecin interne , CHU de Conakry) Président de l’ONG Cœur Sud.

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