Plusieurs femmes des prisonniers de Kankan se sont regroupées ce lundi 18 janvier 2021, devant le tribunal de première instance de Nzérékoré pour protester contre la détention longée de leurs maris dans la maison centrale de kankan.

Leurs époux ont été interpelés et transférés à Kankan après les violents affrontements qui ont secoués la ville de Nzérékoré au lendemain du double scrutin législatif et référendaire controversé.

Après plus de 10 mois détention sans jugement, les femmes de ces détenus tirent la sonne d’alarme pour la libération de ceux-ci, elles sont confrontées à plusieurs problèmes comme la galère et aussi des anarques de la part de certains fonctionnaires.

Eugénie Kolié, l’une des manifestantes, elle a dit déjà payé une somme de 4.000.000fg à un homme qui se dit fonctionnaire pour la libération de son mari mais malheureusement, il n’y a pas eu de suite favorable et elle est menacée de quitter la maison dont elle habite par faute de payer la location :

« Nous sommes là pour nos maris. Depuis le double scrutin législatif et référendaire passé, ils ont arrêté et envoyer nos maris à Kankan. On ne sait pas qui sont ces gens qui ont envoyé nos maris là-bas. Ça fait au moins 10 mois on a pas de solution, je demande pardon à tout le monde pour libérer mon mari, les gens qui sont à Nzérékoré où ailleurs. Qui a envoyé mon mari à Kankan, je ne sais pas franchement ? Où je suis logée on m’a fait sortir de la maison parce-que j’ai pas eu le loyer. Mes enfants ont été chassés des écoles pour la scolarité et malheureusement j’ai plus d’argent. Les gens nous ont pris d’argent en disant ils vont nous aidés pour libérer mon mari mais malheureusement, il n’est pas libre d’abord. Il y avait 43 personnes, ils ont libéré 35 personnes, et pour le moment il reste 8 là-bas. On ne sait pas pourquoi ils gardent les 8 autres. J’ai payé 4.000.000fg à un homme pour libérer mon mari mais en vain » a confié Eugénie Kolié en larmes.

Pour le substitut du procureur sur place, ces 8 autres personnes qui sont d’abord en prison à Kankan, ce sont ces gens là qui étaient sur le terrain le jour de la violence qui a secoué la ville de Nzérékoré:

« Il faut dire d’abord, qu’il y avait 43 personnes, compte tenu du contenu du dossier, nous avons libéré provisoirement quelques personnes en attendant le jugement puisque le dossier était avec les juges d’instruction. Ces personnes ont été mises sous contrôle judiciaire. Mais ces personnes contre lesquelles, il y a des charges et qui ont été vues sur le terrain, ont été retenues. Et ces personnes là doivent être jugées » a précisé Ousmane Sanoh, substitut du procureur du tribunal de première instance de Nzérékoré.

Selon notre interlocuteur, ces 8 détenus seront jugés dans un délai raisonnable pendant cette nouvelle année 2021.

Il faut retenir qu’au lendemain du double scrutin législatif et référendaire une violence sans précédent a éclaté dans la capitale de la région forestière.

Jean Victorine Damey correspond régional de laminute224.com

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