Le président de la république professeur alpha Condé a prorogé l’état d’urgence sanitaire pour encore une période d’un mois. Dans la capitale, les citoyens estiment que cette prorogation est désormais pour des faits politiques.

Dans la soirée de ce mardi, l’adresse à la nation du chef de l’Etat était attendu par de nombreux guinéens. Après avoir réouvert définitivement les lieux de cultes, beaucoup s’attendaient à l’allégement de l’état d’urgence sanitaire surtout dans le domaine du prix du transport urbain et interurbain.

Mais malheureusement, aucun allègement n’a été fait. Une situation que déplore Moussa Keita Professeur de langue arabe.

« Nous avons vraiment été surpris encore une fois de la décision du chef de l’Etat. Moi je suis un professeur et ce que je paie ici par jour comme transport c’est vraiment énorme.  Le chef de l’Etat doit se pencher sur la réduction du prix du transport. » a-t-il laissé entendre.

Moise Haba juriste de formation lui pense que la prorogation répétitive de l’état d’urgence sanitaire n’est plus dans le cadre de la lutte contre la pandémie a coronavirus.

« Je pense le fait de penser à chaque fois de proroger l’état d’urgence sanitaire, c’est pour empêcher que les autres manifestent. C’est juste pour des fins politiques. »

Le parti au pouvoir a organisé beaucoup d’activités en cette période de crise sanitaire. Des activités qui regroupent souvent des dizaines de personnes. Moise Haba dénonce les deux poids deux mesures.

« Le parti au pouvoir ne respecte aucune mesure sanitaire. Ils sont les premiers à avoir violé la loi. Pourquoi empêcher les autres à exercer leurs activités alors qu’eux ils continuent leur mobilisation » s’interroge t-il

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Cette prorogation est intervenue à quelques heures du lancement officiel des campagnes pour la présidentielle du 18 octobre prochain.

ABDOURAHMANE BAH

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