Le CNOSC-DDG s’indigne contre ces violences électorales et appelle les acteurs impliqués à la retenue. Le conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée fustige l’attitude des agents de sécurité déployés sur le terrain et dénonce l’utilisation des armes à feu lors des interventions de maintien de l’ordre.  Le CNOSC-DDG invite les forces de l’ordre à faire usage uniquement d’armes conventionnements.

Les journées du 19 au 21 Octobre 2020 ont été particulièrement violentes. Des barricades ont été érigées par endroits dans le pays notamment dans la capitale par des manifestants. La circulation et les activités sont restées paralysées particulièrement dans la commune de Ratoma où des violences ont entrainé des morts comme l’indique un observateur du CNOSCDDG.

Cette organisation de la société civile souligne avoir recensé 4 morts dans la journée d’hier dans le quartier Sonfonia gare 2 dans la commune de Ratoma.

Dans la même journée, le gouvernement a dressé un bilan de neuf morts dans le pays depuis lundi dont un policier lynché à mort. Le rapport indique que six personnes sont tuées par balle ainsi que de nombreux blessés et dégâts matériels.

L’opposant Cellou Dalein Diallo, lui, parle de 16 personnes tuées dont une dizaine ce mercredi 22 Octobre. Parmi ces victimes par balle, figurent des enfants.

Le président du Conseil nationale des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée dénonce l’utilisation d’arme à feu par les forces de l’ordre et appelle à la responsabilité du gouvernement et des leaders politiques pour apaiser la violence en cours dans le pays.

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Ces violences ont fait réagir également le chef de l’État Alpha Condé qui a appelé « au calme et à la sérénité » et dit être ouvert s’il sort vainqueur à tout dialogue.

Yacine DIALLO

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