La famille des espèces animalières de la colline du mont Gban dans la sous-préfecture de Bossou ne fait que s’agrandir. L’une des quatre femelles des chimpanzés a fait une mise bas la semaine dernière dans la colline de Gban  qui est une chaine de montagne qui  se rattache aux monts Nimba à travers  un corridor. La naissance de ce nouveau bébé chimpanzé est une excellente nouvelle pour la population de ces mammifères qui étaient en voie d’extinction.

Cette information a été confirmée par le Directeur de l’institut de recherche environnementale de Bossou ; Docteur Aly Gaspard Soumah a aussi signalé que ce nouveau bébé est une femelle, elle vient s’ajouter aux quatre femelles qui étaient vieillissante : 

« C’est une très grande nouvelle qui nous donne beaucoup de joie, parce que comme vous le saviez les chimpanzés de Bossou sont en état critiques d’extinction. Il ne restait que 07 individus dans le groupe ; alors si il y a eu naissance sa vient en augmentation » a introduit Docteur Aly Gaspard Soumah directeur de l’IREB.

Des chimpanzés de Bossou

Le Directeur de l’IREB nous a expliqué les raisons pour lesquelles ces primates sont en voie de disparition sur la colline de Gban. Car selon docteur Aly Gaspard Soumah la déforestation de la colline de Gban est l’un des principaux facteurs d’extinction de ces mammifères dans la sous-préfecture de Bossou « D’après les données des recherches il y a plusieurs combinaisons de facteurs qui ont agi sur la décroissance du groupe. Le premier facteur c’est la déforestation, parce que la forêt sert a abrité les animaux, la forêt est aussi la cuisine chez les animaux. Alors quand la foret est grande les conditions de vie sont bonne, et à mesure que la forêt se rétrécit dû à la pression humaine les conditions de vie deviennent très précaire pour les chimpanzés.

Secundo, c’est le problème de la maladie des chimpanzés, on a connu ici en 2003 une épidémie de grippe qui a éclatée ici qui a fait mourir 07 Chimpanzés. Donc du cours on est passé de 19 chimpanzés à 12 Chimpanzés, ça c’est le deuxième facteur qui a joué sur la décroissance des groupes de chimpanzés.

Comme troisième facteur, c’est l’isolement de la communauté des chimpanzés de Bossou, ceci à cause de la fragmentation de l’habitat. Avant la forêt faisait un bloc continu, de Bossou jusqu’au Libéria. Donc tout autours il n’y a plus de foret ; sinon que la réserve forestière de Bossou sur 320 hectares qu’on a réussi à mettre en devant. Donc ça fait un ilot de forêts isolé dans la savane, et cet isolement fait que les chimpanzés de Bossou n’ont pas de contact avec les autres groupes de chimpanzés des monts Nimba. Vous savez les échanges de membre sont très importants pour éviter le phénomène d’accouplement entre les chimpanzés de la même famille. Ces trois facteurs font que les chimpanzés de Bossou ne font que se rétrécir d’une année à l’autre c’est pourquoi on a aujourd’hui que 07 Individu » a confié le directeur de l’IREB.

Plus loin il signale que les quatre femelles, il y a trois qui sont dans la soixantaine donc, ça fait plus de 10 ans qu’elles ne se reproduisent pas. 

Le maire de la commune rurale a une autre explication que celle du directeur  sur la disparition  des chimpanzés de la colline de Gban, selon Jean Mamy cette non-reproduction de ses mammifères est due à la suivie régulière  par les scientifiques et les guides qui font que ces primates ne se reproduisent pas : 

« C’est un sentiment de satisfaction parce que depuis fort longtemps on se posait la question de savoir comment le nombre de ses chimpanzés va s’augmenter, car au départ les chimpanzés étaient au nombre de 21 avec les maladies le nombre a diminué et ils sont restés 07. Alors c’est maintenant qu’il y a eu naissance, toute la population est très satisfaite. Nous avons compris que ses chimpanzés là sont trop suivis, chaque jour du matin jusqu’au soir ils étaient trop suivis ; donc il faudrait qu’on trouve un temps libre pour ces mammifères. Donc on peut dire que c’est en ce moment de la pandémie que les gens ne leur suivaient presque plus, ce qui a fait que le petit temps de la covid-19 qui a fait qu’ils se sont accouplés.  Alors que les chimpanzés ont le même comportement que les hommes, c’est des chimpanzés qui étaient presque de la même famille. Les frères et sœurs consanguins ne peuvent pas faire d’accouplement, c’était là le problème que les chimpanzés étaient confrontés » a laissé entendre Jean Mamy le numéro 1 de la commune rurale de Bossou. Avant de signaler que ‘’Nous voulons organiser le baptême de ce bébé chimpanzés, à l’issue de cette fête, il faut qu’on attire l’attention de nos partenaires, puisqu’ils laissent le temps à ces chimpanzés, alors d’organiser les visites deux fois par mois ou une fois dans la semaine’’ a conclu le maire.

Un chimpanzé dans le parc de Bossou

 Selon le Directeur de cet institut  plusieurs dispositions ont été prisent pour entretenir le restant de ses chimpanzés à Bossou qui sont entre autres : 

« La première disposition c’est la suspension de toutes les activités écotouristiques depuis que la maladie a éclaté, en plus de cela nous avons décidé que tout le monde porte des masques obligatoires aussi que pour les touristiques que pour les chercheurs. Il est aussi interdit de faire la défécation dans la forêt » a signalé le directeur de l’institut.

Pour finir docteur Aly Aly Gaspard a soulevé quelques problèmes auxquels ils sont confrontés au sein de la communauté pour la sauvegarde cette foret dans laquelle ces primates y vivent, car selon lui plusieurs citoyens mal informés sont en train de s’attaquer à la forêt pour dire que cette partie appartenait à leurs parents : 

« Nous gérons les chimpanzés mais la terre appartient à la population de Bossou ; alors quand-il s’agit du domaine foncier sa relève du droit coutumier. C’est pourquoi avec la forêt de Bossou qui fait 320 hectares qui constitue la réserve forestière, lorsqu’il avait question de retirer aux citoyens, il a été procéder à des sensibilisations. Je me souviens de l’ex-premier Jean Mari Doré qui avait aussi contribué car c’est son village. Et c’est à travers lui qu’une compensation symbolique avait été payée aux familles déguerpies en raison de 500.000FG par famille. Nous le savons très bien que 500.000FG ce n’est pas trop mais en 2005, ça pouvait faire quelques choses ; donc on leur a dit ce n’est pas de force mais plutôt la terre leurs appartient avec les chimpanzés aussi, car ces chimpanzés dans leur mentalité est la réincarnation leurs ancêtres. Donc les gens ont accepté, mais le problème qu’on a aujourd’hui c’est les enclaves, les plantations à l’intérieur de cette forêt avant le classement de la forêt, donc ça revient à l’état de leurs ai dédommagés pour qu’ils libèrent complètement la forêt. Le problème avec ces gens-là, c’est qu’ils veulent agrandir d’année en année. Pour ce qui concerne le corridor c’est entre trois villages, on avait fait recours à la notabilité et on leur a sensibilisé, c’est pourquoi, ils nous ont remis le corridor pour le bien des chimpanzés, ces notables ont signé des documents.  Ce qui se passe aujourd’hui au  corridor est le rythme de reboisement qui  est très lent, de l’autre côté il faut reconnaitre qu’il y a la désinformation ou la désintoxication, souvent il y a les ressortissants  de ces différents villages qui sont à Conakry et qui  se lèvent pour dire aux parents vous vous êtes chez vous et vous vous  laisser dicter les lois ou des règlements par des étrangers, alors les gens vont se lever pour dire nous nous sommes chez nous, la terre nous appartient  pourquoi l’IREB doit nous dire ce que nous devrons faire, donc là l’un des problèmes auxquels nous sommes confrontés.  Troisième lorsqu’on négociait avec les notables, ils étaient à l’aventure donc quand ils reviennent bredouiller, ils s’attaquent au foret. Sinon le corridor a été offert par la notabilité » a conclut le Directeur de l’institut de recherche environnementale de Bossou.

De retour des pieds du mont Gban dans la sous-préfecture Bossou Jean Victorine Damey pour laminute224.com

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