La population du village Dandano dans la sous-préfecture de Kouankan relevant de la préfecture de Macenta a été endeuillée par une violente manifestation qui a causé la mort d’un militaire dans la journée du Lundi 22 Février 2021.

Selon nos informations, une collégienne a contracté une grossesse non désirée et ses parents se sont énervés contre leur enfant, et la fille aurait disparue et aller se cacher dans la brousse. A travers la disparition de cette collégienne, plusieurs citoyens ont été mis aux arrêts par la gendarmerie, cet acte aurait irrité la colère de certains citoyens et qui auraient s’attaquer à la gendarmerie et le chef de poste a été lynché.
« Marie Sakouvogui qui a contracté une grossesse. Affectée et se sentant humiliée, la maman de la fille l’a grondé. Elle lui a dit : tu nous as honni, on t’a mis à l’école, tu as tout mis à l’eau. L’adolescente a pris la fuite. Ils l’ont cherché toute la journée sans trouver ses traces. Son papa étant le président du district 1, a remonté l’information. Nous avons entamé des recherches partout, nous ne l’avons pas trouvé. Les gens sont partis vers Macenta, Nzérékoré, même au niveau des frontières, en vain. Sa disparition date d’il y a de cela plus de 20 jours. C’est comme ça que ses camarades d’école sont venus nous voir pour dire que le papa de Marie n’a pas pris des dispositions pour retrouver leur amie. Ils ont commencé un mouvement au cours duquel, ils ont saccagé la maison de ce dernier. C’est de là que tout est parti. Ils ont été appelé à Kouankan, et après ils ont envoyé à Macenta, à Nzérékoré et les forces de l’ordre ont débarqué. La tension est montée d’un cran. Et dans les violences, un gendarme a été tué » a expliqué un citoyen de Dandano.

Poursuivant il a ajouté que plusieurs personnes ont été mises aux arrêts par les forces de l’ordre dans le village Dandano « Ils ont arrêté plus de 30 de nos parents. Depuis avant-hier ils ont assiégé notre village et tout le monde a fui pour aller se réfugier en brousse. Les forces de l’ordre sont en train de faire des dégâts ici. Ils prennent les biens des citoyens », a laissé entendre ce citoyen.

Le maire de la commune rurale de Kouankan a donné une explication à cette scène de violence dont sa localité a été confrontée dans la journée du Lundi dont le chef de poste de la gendarmerie a perdu la vie :

 » Le lundi à partir de 6h 40, nous étions déjà au collège. Après la montée des couleurs, le doyen du village a pris la parole pour commencer à sensibiliser les élèves, leur demandant de ne pas faire de cela une grève. C’est en donnant ces conseils qu’un groupe d’élèves s’est retiré du mat, pour aller barricader la route. C’est là-bas où tout a commencé. Et ça ne s’est pas limiter à ça. Le président du district de Dandano 1 qui est le père de Marie SAKOUVOGUI a été visé par les élèves, qui sont partis à son domicile, saccager sa maison, et incendier une partie. Les autres responsables du village ont été visés (…) C’est ce qui a dégénéré. A la fin, nous avons vu que ce n’était plus maintenant les enfants, d’autres jeunes se sont mêlés dans la danse. Il y a eu des interpellations avec l’arrivée de la CMIS et l’escadron Mobile de Nzérékoré. Mécontents, ils sont allés prendre le chef de poste de la gendarmerie de Dandano qu’ils ont battu sauvagement et qui a finalement succombé à ses blessures », nous a précisé le maire de Kouankan Mamady 1 Camara.

Jean Victorine Damey correspondant régional de laminute224.com

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