A l’apparition de la maladie Mildiou en 2016, les paysans axés sur la culture de la pomme de terre ont subi d’énormes pertes avant de se réorienter dans la culture du choux. Cette année, les prévisions étaient prometteuses et la répartition de la pluviométrie idéale.

Sauf que le climat sociopolitique s’est invité dans la danse et remit les compteurs au rouge. Quatre cents quarante paysans localisés en vingt trois groupements ont vu s’envoler plus de quatre milliards de francs guinéens, rapporte la correspondante de laminute224.com basée dans la région.

Depuis l’apparition de la peste de la pomme de terre appelée Mildiou en 2016, les paysans s’étaient réorientés vers la culture du choux où l’espoir était permis. Mais s’est sans compter sur la situation sociopolitique du pays avec la fermeture des frontières qui est venue tout chambouler. Elhadj Mamadou Bhoye Diallo président de la chambre régionale d’agriculture explique:

« Cette année avec la répartition de la pluviométrie, l’espoir était au rendez-vous. Les gens ont bien travaillé mais les produits agricoles périssables restent sans écoulement.
C’est pratiquement en semences et engrais que les pertes se sont signalés et elles sont énormes. » Poursuit-il

« C’est en tout quatres milliards huit cent soixante-quinze million six cents mille de FG qui devrait rentrer à Mali cette année. Mais compte tenu de l’instabilité du pays qui a occasionné la fermeture des frontières, les paysans n’ont pas pu exporter leur produits. Ce qui fait que nous n’allons pas bénéficier de cette somme. »

À l’heure qu’il fait, la préfecture de Mali n’est pas à l’abri d’une insécurité alimentaire:

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« Vu les pertes enregistrées qui pourraient occasionner une crise alimentaire, nous sollicitons une prise en charge des pertes ici à Mali à tous les niveaux » alerte Elhadj Mamadou Bhoye Diallo.

Aissatou Diallo, Labé pour laminute224.com

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