Manifestation à Sangoyah

Très Tôt ce lundi matin, les habitants de Sangoya 2ème porte, secteur mosquée Noba dans la commune de Matoto sont sortis pour exprimer leur mécontentement suite au manque d’électricité constaté il y’a environs un mois dans leur localité.

Durant toute la matinée, la situation était tendue entre jeunes manifestants et forces de sécurité. Certains manifestants ont été arrêtés. Selon nos informations, le quartier Sangoya secteur mosquée Noba est plongé dans l’obscurité depuis presqu’un mois.

Ce lundi très tôt le matin, de nombreuses personnes sont sorties dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Ils ont érigé des barrages sur l’autorité empêchant la circulation. Mais quelques temps plus tard, les forces de sécurité sont intervenue à cout de gaz lacrymogène. Issiaga Camara est un jeune manifestant :

« À la base c’est notre transformateur qui est tombé en panne. Ça fait maintenant plus de 3 semaines nous sommes dans l’obscurité. Des éléments de l’EDG étaient une fois venus ici mais il n y’a pas eu de suite favorable. Aujourd’hui on a décidé de sortir pour exprimer notre mécontentement », a-t-il indiqué.

 L’intervention des agents de maintien d’ordre a permis de libérer le passage. Les manifestants se sont donc introduits dans le quartier. Des échauffourées ont éclaté entre les deux parties. Moustapha Fofana est le commissaire de police de Sangoya :

 « Effectivement on est venu trouver ici que les jeunes ont érigé de barrage empêchant la circulation. Quand nous sommes arrivés, ils ont commencé à nous lancer des pierres et on a arrêté certains manifestants pour essayer de calmer un peu la situation. » souligne-t-il.

 Aujourd’hui les habitants du secteur mosquée Noba a Sangoya ne réclame qu’une seule chose. « Tout ce que nous voulons, c’est le retour du courant. On ne peut pas vivre dans cette obscurité c’est impossible » a indiqué le jeune Issiaga Camara Le chef du quartier est accusé d’être indiffèrent face aux préoccupations de sa population.

Toutes nos tentatives pour avoir sa version sont restées vaines.

Abdourahmane Bah

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