Les enfants de moins de 10 ans ont envahi les grands marchés des villes de notre pays, en général et particulièrement dans la ville de NZérékoré. Ils sont nombreux à être expédié au marché par leurs parents adoptifs ou pas pour vendre des articles divers. Ces enfants sont exposés à tous les dangers du monde soient par des accidents de la route ou pas des agressions sexuelles, les bastonnades par les malfrats pour leur retirer de l’argent de leur labeur.
Certains enfants rencontrés au grand marché de N’Zérékoré par notre correspondant régional de laminute224.com expliquent ce phénomène par le manque de moyens des parents pour leur scolarité, parcequ’ils ont été adoptés pour la plupart.

« Quand tu vois je sors le matin pour venir vendre de l’eau au grand marché c’est parce-que mes parents n’ont rien. C’est pourquoi je viens vendre et si je vends chaque soir en rentrant à la maison, je peux envoyer 20.000fg ou 30.000fg et je remets à maman et dans ça elle prépare pour toute la famille. J’ai envie d’étudier mais lorsque mes parents n’ont pas d’argent pour m’envoyer comment vais-je faire? Ça vaut mieux que je vende d’eau, il y a trop de problème dans ce travail, dès fois il y a des accidents qui se produisent » a confié une jeune fille de moins de 12 ans.

Plus loin, un autre garçon qui poussait la brouette nous a confié que c’est un parent qui lui a envoyé en ville, mais celui-ci lui a dit de faire ce travail comme ces autres camarades le font:

« L’un de mes parents qui m’a envoyé ici à Nzérékoré, mais depuis que je suis venu il m’avait dit qu’il va m’envoyer à l’école pour étudier malheureusement, lorsque nous sommes arrivés, il m’a plus envoyé. Il me disait si je veux étudier de sortir chercher de l’argent pour aller à l’école » a confié cet autre qui a requis l’anonymat.

 » Quand je viens de l’école ou le jour dont nous n’allons pas à l’école, je prends de l’eau pour vendre afin d’aider mes parents pour ma scolarité » a expliqué une autre fillette.

Tous ces enfants que nous avons rencontrés ont exprimé le même souhait, et ce souhait est d’etudier, car selon eux ce travail est dangereux et risqué:

« Si mes parents avaient les moyens j’aillais aller à l’école pour étudier, je suis exposé à beaucoup de danger, l’accident et autres choses. Je demande aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide » a conclu cette fillette.

Pour finir les grands marchés des principales villes de la Guinée sont envahis par ces enfants qui mettent en péril leur vie pour exercer ces différentes pratiques.

Jean Victorine Damey pour laminute224.com

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