Passeport

Des citoyens guinéens dénoncent « la corruption à ciel ouvert » dans le service d’octroi des passeports au ministère de la sécurité sis à Coléah dans la commune de Matam. Plusieurs personnes passent des jours ou presqu’un mois ou plus pour renouveler leur document de voyage. Des agents de la police se livrent à des actions illégales qui compliquent davantage la qualité des services publiques.

Avoir un passeport en Guinée est un véritable casse-tête. Le service d’octroi de ce document est gangréné par une corruption à ciel ouvert malgré le slogan du président de la république gouverner autrement. Délivrer un passeport est devenu un business juteux pour les agents en service. Thierno Amadou DIALLO, guinéen vivant à l’étranger, raconte son calvaire.

« Mon passeport avait expiré. J’étais obligé de venir jusqu’en Guinée pour le renouveler. Mais arrivé j’ai constaté que c’est une corruption à ciel ouvert apparemment bien organisée qui est là. Les postes, là où ils sont postés afin de satisfaire les citoyens, chacun cherche à avoir un deal quelque part pour se remplir illégalement sa posse », dénonce-t ’il.

Pour avoir un passeport, il faut être munis d’un ticket d’un payement de 500 milles à la banque. Le gouvernent avait pris cette initiative pour lutter contre la corruption. Mais seulement cette décision reste inefficace puisque de nombreuses personnes sont sommées de payer d’autres montants pour espérer être sélectionnées en première ligne pour recevoir un passeport.

Tout cela se passe dans l’enceinte de la cour du département de la sécurité. Plusieurs citoyens passent des jours, plusieurs semaines ou plus d’un mois pour entrer en possession de leur passeport.  Ce qui irrite la colère de ce citoyen : « Il m’a fallu trois à quatre jours pour faire mon fameux entretien et e devais être appeler le premier. Mais à l’espace de 3 minutes, les agents avaient introduit 5 dossiers devant le mien ».

Pour Thierno, il fallait que les services soient décentralisés dans chaque région administrative et ceux de la diaspora soit octroyés par leurs ambassades et propose une piste de solution. « Pour lutter contre ces pratique, ces agents doivent d’être contrôlés. Il faut que des caméras de surveillances soient installées et orientées à tous poste. Et à chaque sous-section, le chef de section est soit connecté à ces caméras de surveillance pour contrôler les actions de chaque agent », indique cet homme.

Thierno Amadou DIALLO dénonce un manque de volonté politique. Les victimes sont nombreuses mais la plupart hésitent de parler par peur de voir leur document retarder par représailles.

Yacine DIALLO

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