Un boucher à Yembeya

Depuis un certain temps, le kilo de viande est passé de 45 à 60 mille FG dans les différentes boucheries de la capitale. Les citoyens dénoncent cette situation. Mais les bouchers et les vendeurs de bœufs que notre reporter Abdourahmane Bah a rencontrés, justifie cette augmentation par la crise postélectorale, et les difficultés qu’ils rencontrent dans l’acheminement des bœufs de l’intérieur à Conakry

Dans les différents quartiers de la capitale, les plaintes liées à la cherté des prix de la viande ne finissent pas. Très peu de familles ont de nos jours le courage de débourser 60 mille FG pour se procurer d’un kilo de viande. Cette augmentation des prix n’est pas un fait de hasard, justifie, Mamadou Lamarana Barry :

« Premièrement, la route n’est pas bonne. En plus, là où nous achetons ça coûte actuellement cher.  Et puis les bouchers sont souvent victimes d’attaques et ils perdent beaucoup d’argents en cours de route. La crise postélectorale a également eu un grand impact dans nos activités » a-t-il relaté.

Venu acheter de la viande, cette dame d’une soixantaine d’année affirme que le prix du kilo coute chère, mais pense que cette augmentation est due aux difficultés que rencontrent actuellement les bouchers :

« C’est vrai le prix de la viande coute cher actuellement mais je ne les en veux pas. Nous ne savons pas comment ils obtiennent ces bœufs-là. Peut-être ils achètent moins cher mais le veritable problèmes c’est comment ils font pour les faire venir à Conakry ici. De là-bas jusqu’ici on ne sait pas combien ils dépensent »

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La semaine dernière, plusieurs éleveurs ont perdu leurs bœufs dans la région de la Haute Guinée suite à une attaque d’un groupe de personnes dans leur pâturage. Une attitude dénoncée par de nombreux bouchers.

Abdourahmane BAH

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