The capitole

Le procès en destitution de Donald Trump pour « incitation à l’insurrection » pourrait se terminer ce samedi aux États-Unis. Une procédure menée tambour battant dans l’enceinte du Congrès, là même où ses partisans avaient semé le chaos. Vendredi, les avocats de l’ancien président ont contre-attaqué, n’hésitant pas à parler de vengeance politique. S’ils qualifient les événements du 6 janvier d’« horribles », ils estiment que leur client n’est pas responsable et que ce procès ne devrait même pas se tenir. Et il semble peu probable que Donald Trump soit condamné.  

Après deux jours durant lesquels les procureurs démocrates ont étayé l’accusation contre Donald Trump et une journée, ou plutôt trois heures, vendredi, durant lesquels la défense de l’ancien président a nié les faitsqui lui sont reprochés, les sénateurs vont avoir le choix de mettre un terme dès ce samedi à une procédure décidément expéditive. Ce samedi, les deux parties peuvent réclamer des auditions supplémentaires ou des documents complémentaires si elles le souhaitent.

Vote

Si tel est le cas, les sénateurs devront alors procéder à un vote pour valider ces demandes. En cas d’abstention ou de rejet, les deux parties disposeront chacune ensuite de deux heures maximums pour finaliser leur réquisitoire et leur plaidoirie. Si d’aventure ce scénario doit se dérouler, les 100 sénateurs pourront ensuite se retirer pour délibérer, avant de procéder au vote.

17 sénateurs républicains

Un vote à la majorité des deux tiers dans un Sénat ou républicains et démocrates comptent chacun 50 élus.

 Il faudrait donc que 17 sénateurs républicains suivent les pas des démocrates pour que Donald Trump soit condamné. Ce qui semble totalement improbable puisqu’à l’heure actuelle, seuls six élus conservateurs se disent prêts à voter en faveur d’une condamnation de l’ancien et seul président américain à avoir subi à deux reprises l’infamie d’un impeachment.

Avec Rfi

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