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C’est la deuxième partie du Bilan annuel des exactions commises contre les journalistes dans le monde. Le document est publié par Reporters sans frontières. En 2020, cette organisation internationale de défense de la liberté de la presse dénonce l’assassinat de 50 journalistes dans le monde. Même si le nombre de journalistes tués sur les terrains de guerre continue de diminuer, plus des deux tiers sont assassinés dans des pays dits en paix indique le rapport. Les pays les plus meurtriers sont Mexique, Inde Pakistan, Afganisant et Irak.

De nombreux journalistes sont tués dans le cadre de leur profession entre le 1er janvier et 15 décembre 2020 mentionne RSF. En 2016, 58% de journalistes étaient tués dans des zones de conflit. Aujourd’hui, 32% sont assassinés dans des zones déchirées par la guerre comme la Syrie le Yémen ou des zones minées par des conflits comme l’Afghanistan ou encore l’Irak.

Le rapport indique les journalistes ne sont pas tués que dans les zones de guerres ou en conflits. 68% soit plus des deux tiers, des journalistes perdent leurs vies dans des pays dits en paix, notamment au Mexique où 8 personnes sont tuées, en Inde 4, au Pakistan 4, aux Philippines 3, au Honduras 3 et en Irak, c’est toujours le même mode opératoire : 3 journalistes ont été abattus d’une balle dans la tête par des hommes armés non identifiés

Sur l’ensemble des journalistes tués en 2020 précise reporter sans frontière, 84 % ont été visés et délibérément éliminés, contre 63 % en 2019. Certains journalistes l’ont été dans des conditions particulièrement barbares.

Au Mexique par exemple, un journaliste du quotidien El Mundo a été retrouvé décapité son collègue, rédacteur en chef d’un site d’information locale, a lui été découpé en morceaux dans une ville. En Inde, un journaliste au quotidien a été brûlé vif, tandis qu’un journaliste, correspondant d’une chaîne de télévision dans le pays a été tué à coups de machettes.

Dans le rapport la république islamique d’Iran, est qualifié de bourreau de journalistes. L’administrateur d’une chaîne Télégramme a été condamné à mort à l’issue d’un procès considéré par RSF d’inique.

Le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire a dénoncé la violation du droit à l’information. Il indique : « qu’une une partie du public considère que les journalistes sont victimes des risques du métier, alors même qu’ils sont de plus en plus attaqués lorsqu’ils enquêtent ou effectuent des reportages sur des sujets sensibles ».

En Afrique, reporter sans frontière cite le Nigeria en dénonçant notamment la brutalité d’une unité de police chargée de la lutte contre la criminalité où 2 journalistes ont aussi été victimes du climat de violence pendant les mouvements de protestation.  

Le rapport souligne également qu’en il y a eu une augmentation de 35% du nombre de femmes détenues arbitrairement et une multiplication par quatre du nombre d’interpellations au début de la propagation du virus à travers le monde.

Les sujets les plus dangereux souligne reporter sans frontière à couvrir restent traditionnellement les enquêtes sur des cas de corruption locale et de détournement de fond public ou sur la mafia et le crime organisé.

Yacine DIALLO

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