Image d'une route dégradée

Les infrastructures routières du pays sont impraticables surtout en cette période de grandes pluies. Les routes sont inexistantes dans certaines localités de l’intérieur du pays. Ce facteur de dégradation de nos routes joue sur le transport des denrées alimentaires en provenance de la Guinée profonde. Cissé Ibrahima Sory a joint un citoyen.

 Malgré de multiples efforts annoncés et des sommes débloquées, le réseau routier du pays reste toujours plongé dans un état piteux. Les routes sont dégradées par endroits et dans certains lieux les bitumes sont quasi absents. Cette situation n’est pas une première. Chaque année, de nombreuses routes de l’intérieur de la Guinée et même de Conakry sont impraticables en saison hivernale. Boubacar Fofana dépeint le tableau sombre du trafic routier du pays en ces termes :

« La route Mamou-Faranah, les gens souffrent trop là-bas, jusqu’à maintenant là, cette route est très dégradée. Il n’y a pas de routes, la circulation est coupée. N’Zérékoré- Diécké, il n’y a pas de circulation. Quand vous vous rendez à Dické, il faut utiliser une moto. Là-bas, les routes sont plus que dégradées. Ceux de Yomou, s’ils veulent venir à N’Zérékoré, ils passent par le Libéria. Beyla-Sinko, la route est impraticable. »

Ce mauvais état de nos routes de l’intérieur du pays  ne reste pas sans conséquences. Les marchandises destinées pour la consommation ne peuvent être transportées dans des grandes villes. Boubacar Fofana témoigne.

«  Vers Beyla, à Bessoba où on produit beaucoup de riz, il n’y a pas de routes. Bessoba- Sinko, la route est quasi impraticable. Et c’est Sinko qui constitue le lieu commercial. Tous les producteurs viennent à Sinko pour écouler leurs marchandises. Mais ils vivent le calvaire. A Yomou, si tu veux vendre ton produit agricole, il faut se rendre au Libéria » martèle notre interlocuteur.

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Avec le mauvais état de nos routes, les usagers sont confrontés aux pannes récurrentes des véhicules, au braquage des coupeurs de route et aux jeunes gens qui érigent des barrages afin d’exiger des voyageurs le prix de l’entretien et de la réparation.

 

Amadou Oury Toulel Baldé

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